Posté dans par le sept. 25, 2014 dans Presse

Le baromètre 2012 de la fédération nationale est prometteur.

Avec son chiffre d’affaires « de l’ordre de 350 millions d’euros », le marché tricolore du management de transition – cet « interim management » destiné à « aider les organisations à traiter des situations particulières » – fait encore figure de petit poucet européen, mais, à la Fédération nationale du management de transition (FNMT), qui regroupe un échantillon représentatif des acteurs, soit une quinzaine de cabinets (membres et associés) sur la cinquantaine de structures existantes en France, le discours est résolument optimiste.

Le baromètre de la profession est au beau fixe : le chiffre d’affaires a progressé de plus de 14 % en 2012, avec une progression de plus de 23,5 % au quatrième trimestre. « La pratique est mieux connue et de plus en plus répandue. C’est une tendance de fond et le marché conserve un fort potentiel de croissance », constate Pierre van den Broek, le président de la fédération.

La satisfaction des professionnels est d’autant plus grande que le secteur, contrairement à ce que l’on pourrait penser, n’est pas un austère corollaire à la crise. Les missions de redressement et de retournement (reprise de l’entreprise avec refonte totale) ne représentent en effet que 16 % du total quand celles liées à la gestion du changement en représentent 28 %, la conduite de projet 27 % et le management relais (remplacement d’une personne assumant une fonction clef) 25 %.

Si la finance et les secrétariats généraux, les ressources humaines puis les directions générales constituent les domaines de prédilection du manager de transition – 58 % des domaines d’intervention avec respectivement 26 %, 19 % et 13 % des missions -, les cabinets reçoivent désormais des requêtes de clients pour des missions aux directions commerciales et marketing, et même en communication.

Pierre van den Broek évoque à ce propos « une mission de directrice de la communication, bien en amont d’une fusion ». « Il fallait quelqu’un de surdimensionné pour piloter la communication interne et externe dans ces circonstances particulières, explique-t-il. La personne est arrivée six mois avant l’annonce officielle et est restée un an après pour tout mettre sur les rails. »

Pour accompagner la croissance du marché, la FNMT, ex-association devenue syndicat professionnel, il y a deux mois, a mis en place avec Veritas un référentiel donnant lieu à labellisation.

vlandrieu@lesechosfr